21.07.2008

Savarone et Malarine

Toutes les nuits sont scandées par le vol titubant des alophènes, les gardiennes du temple.
La nuit a déjà mis de l'ombre dans les case.
Savarone, Malarine et le cortège de saligaudes de fouinasses de moustiquasses déboulent dard dard.
Cap le moindre morceau de peau non protégé. Et ça pour être efficaces, elles savent l'être !
La musique des moustiques sous la moustiquaire est une insolence.
La malaria est ici un fléau. Une collègue insouciante qui a refusé de prendre sa savarine parce que ça lui donnait mal au ventre a chopé le palu. Elle est comme les africains, agonisante sur des nattes suantes. Cocktail de quinine. J'ai de la chance : donc juste ma pétasse d'araignée amoureuse de mon oreille. Une fourmi carnivore qui m'a bouffé la cuisse. Et deux trois petites piqûres de "sosso", les moustiques comme les apellent les enfants ici. Mais blinder les sentinelles, dormir avec une machette sous l'oreiller ou le sweet en boule qui fait office d'oreiller. Y a pas moyen, une soirée au dispensaire de Ségou, en plein centre du Mali, en service pédiatrie suffit pour convaincre de l'horreur des pathologies tropicales.
Le petit jeu de la soirée : Savarone et Malarine se sont cachés sur la photo de l'évier de la cuisine. Trouve Savarone et Malarine :)
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