18.08.2008
Les trois petits cochons et le grand chanmé Keziah
Tabarnac !!!!
Grand messe au cinoche, tirez-vous donc une bûche, laissez l'orignal se lisser les bois et les ti-cul chez la tantie et viendez tous voir "les trois petits cochons" de Patrick Huard. si vous avez aimé "le déclin de l'empire américain", "un trente-deux août sur terre", et surtout "c.r.a.z.y", il y a de fortes chances que "les trois petits cochons" vous laissent le coeur en p'tits lardons.... A mater absolument....
Point de grand messe du bout du monde pour moi bouhouhou mais Keziah a fait une séance de rattrap pour moi sur les quais de la Seine. y a pire comme premier concert de retour....
Presque une semaine depuis le retour... Je cours les maisons d'édition. Je crois que je vais publier chez Grasse(t) mes mémoires maliennes ou comment j'ai perdu plus de dix kilos en un mois sous les soleils d'afrique. Au moins, ce récit autobiographique là, il aura plus de succès que mes mémoires st-pierro-et-miquelonnaises ou comment j'ai pris plus de dix kilos en un an sous les brumes terre-neuviennes.... C'est assez impressionnant. Into the wild : clic, un cran de moins dans la ceinture. Scroutch scroutch, un coup d'opinel et un nouveau trou dans le cuir de la ceinture.
J'essaie doucement de me reconnecter à la vie ici. Ou pour mieux dire de me connecter tous court. Sproutch désagrégation de tous les anciens repères, de tous nouveaux qui sont apparus cet été en mon absence. La recherche active de boulot a commencé, entre deux cartons roscovites et la paperasse "onzièmearrondissementesque"...
Demain, Cap Montparnasse et le pays des cornemuses et des soleils de miel....
J'espère que les terrasses y seront toujours un peu ensoleillées !
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13.08.2008
Le Dudu et la doudoune
Par une nuit sauvage

Roissy Roissy Roissy dans le hublot !!! Comme à chaque voyage, le départ de Bamako-city a été fort, emprunt de bonheur, de la pleine satisfaction, de la belle conscience des missions pour lesquelles j'étais partie qui sont accomplies, bien au delà, des visages et des paysages, le Mali aura sûrement été un des voyages les plus forts et sauvages, mais aussi des plus durs, physiquement et moralement. Mais dans quel voyage n'y a-t-il pas une petite part de défi ? Est-ce que le voyage, ces pas servent à quelque chose, s'il n'y pas ce petit risque, plus ou moins grand, de trébucher, de l'éviter, ou de tomber et se relever. donc voilà, Bamako, c'est une immense fierté, le sentiment d'avoir été forte, de rentrer plus forte encore, mais aussi traumatisée et bouleversée par certaines images, et donc aussi des traversées du désert, au propre comme au figuré....
Paris, me voilà, un avion prévu à 19h20 mais au final, ce n'est pas avant 23h30 que j'ai pu arriver au terminal de l'aéroport. cascouillissime voyage. De l'attente dès bamako senou, malgré ces semaines africaines, où il faut savoir apprendre à être docile et patient, je ne m'y suis vraiment pas faite... J'ai lu le courrier international, puis le canard enchaîné, fait un canard dans mon café, lu l'express, puis lu femme actuelle, puis des canetons dans le thé, puis un coca, puis j'en ai marre, je veux prendre mon navion................ 6 heures du mat, envie de dormir, mais y a des canards atomiques qui braillent qu'ils ne veulent passssssssssssss rentrer en france !!!!!!!!!!!!!!!! qu'ils veulent rester jouer chez les cousinsssssssssssssssssss !!!!!!!!
Un long voyage, trop long, une escale à toulouse pour faire le plein de kerosene de l'avion trop chargé de seaux de beurre d'arachide... Long, j'ai eu beau compter dans les prairies de nuages les moutons.... de boustique sur mon corps, j'ai pas fermé l'oeil de la traversée de la Méditerranée.
Paris me revoilà.... et pour un p'tit bout de temps.... kilucrucornichoncru ? Bon, ben je ne m'y étais pas trop déplu quand j'y ai passé un petit mois de dépannage, lorsque je suis rentrée de l'île de Santo-Pietro et Pantalon.... Limite ça avait été un goût de trop peu.... Et de toute façon, c'est ainsi, l'escale bretonne est terminée. La bonne blague de la soirée : l'appart se trouve dans le 11è (c'est pas ça qui est drôle), au 6ème étage d'un vieil immeuble avec esclier étroit, sans ascenseur of course. Comme diraent mes zozos chéris à l'école : j'étais PTDR ! La bonne séance de muscu en perspective. Je rentre mardi prochain à Roscoff -pour quelques jours- remballer les chemises et les chapeaux, donc s'il y a des gens qui ne savent pas quoi faire de leurs gros bras, ils sont les bienviendus à la maison des pirates, je paie un forfait bière fraîche ou pschitt orange et en bulot-heure-carton. C'est un ration relaivement intéressant. La ligne téléphonique de roscoff va être coupée à la fin du mois pour info.... Il y aura aussi des créneaux de bar, café, miam-miam, coinche, piscine, running, rando possible en bretagne les prochains jours ainsi que début septembre
Pas encore eu le temps pour les photos.... pour l'instant, j'ai d'autres chats à fouetter : lessive, concombre, mozarrella, tomates, vin rouge, crottin de chèvre, petites librairies de menilmontant, depoilation de mes jambes, organisation du déménagement, commençation de recherche d'emploi....
Ca caille bordel de soupe à la fraise à Paris !!! choc thermique dans la bouille. j'ai retrouvé mon bon vieux bonnet et ma bonne vieille doudoune.
Picotée d'amour, j'ai aussi et surtout retrouvé cette nuit les chauds bras de mon Dudu......

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11.08.2008
Mes nuits avec Monsieur l'Ambassadeur, Tom-Tom et Nana....
Forcément une Manu, même en voyage, a toujours son cahier, son crayon et quelques livres dans ses tuniques et ses chapeaux...
Mes premières nuits maliennes, j'ai eu l'honneur de les passer avec Monsieur l'Ambassadeur. Arf, moite Ethiopie. Mouarf, j'essaie pourtant, mais non, non, non, non, décidément non, "asmara ou les causes perdues" de jean-christophe rufin a eu du mal à passer. Le Goncourt Rouge Brésil m'avait pourtant laminée comme rarement des livres, tels des bahines, m'ont chopée. Quand on lit un livre qui vous fracasse le crâne, il faudrait à jamais s'interdire de lire le reste de l'oeuvre de l'auteur. C'est le cas de Ruffin, mais c'est pas de bol, il est locace l'ambassadeur du Sénégal, il est sous les feux de la rampe, avec sa nomination méritée à l'académie française pour remplacer troyat. La tentation chez le libraire est donc grande. Juste eu un peu de quoi méditer sur les causes et les conséquences de l'action humanitaire, mais le récit s'est vite embourbé dans une passion digne de "au coeur du péché" (une série brésilienne de la trempe de santa-barbara qui passe tous les jours au mali). Bref non... Désolé Monsieur l'Ambassadeur, je garde mes louanges pour rouge brésil et les autres à venir...
Romain Gary, Londres, Le Clézio, Malouf, Tabucchi, Pasolini.... Mention spéciale pour Gary et son "au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable" : vif, percutant, saisissant. Et le Clézio toujours impérial, le compagnon de toutes les épopées...
J'ai bien lu, le dernier en date, un vieux j'aime lire qui traînait dans un dispensaire de Bamako, samedi matin... Une insupportable lecture. Se retrouver au restaurant des Dubouchon avec Gino Marteau qui sert une bavette-haricots au beurre à Madame Pois-Pois, c'est du supplice.
Alors terminée la lecture, mais bientôt aussi terminé le riz au gras :)
La fin du voyage est proche, le retour vers la France aussi. Me voici de retour à Bamako après un petit périple à travers le Mali. Carnet en main, j'ai pris de nombreux croquis au fil des jours avec des mots doux et-ou amers comme le pays. D(s mon retour, je vais me poser, télécharger les photos et compléter le blog par les notes de voyage.
Les heures sont de moins en moins nombreuses jusqu'à l'heure du départ, mais elles sont aussi de plus en plus longues. Les journées sont moites, les moustiques maliens commencent à réaliser mon existence sur le territoire. Si je suis bien contente du voyage, rester quasiment deux mois dans un des pays les plus miséreux et misérables du monde n'a pas tous les jours été de soi. De Ségou à Tombouctou, le pays m'a plus d'une fois retournée comme une crêpe, émue, fait ricaner de colère, rêver, ..... bref des expériences riches pour des sentiments contradictoires. Il commence à me tarder de rentrer pour digérer tout cela, prendre du recul, et justement essayer de trouver le fil d'ariane emmêlé dans tous les paradoxes maliens.
Reçu beaucoup de mails et des textos qui demandaient le pourquoi du silence sur le blog. C'est tout simplement parce que je n'avais pas accès à internet, et lorsque j'y avais accès, soit pas le temps ou soit pas la tête à me poser sur le blog. En tout cas, je vais bien. Je pète la forme et lorsque je vois l'hécatombe qu'a été le camp chantier pour les compatriotes français, je me dis que j'ai eu une chance pharaonique de garder la bonne santé. Il y a juste ici depuis mon retour à Bamako où je me fais bouffer par les moustiques, et un p'tit couillon a réussi à trouver le chemin jusqu'à ma cicatrice post-opératoire et j'ai bien douillé.
Tout va bien et le retour est imminent, avec des photos, le récit de voyage, des beaux souvenirs maliens et plein de rêves calédoniens.
message particulier au karité : très hâte de planter ma moustiquaire sous un pont sur les berges en bord de seine
tchô et à bientôt
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